BARNES Saint Barthélemy
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Les touristes américains mettent de nouveau le cap sur « Saint-Barth »

Perspective

04/01/2019

Quinze mois après les ravages de l’ouragan Irma, l’île des Caraïbes a tourné la page, alors que celle de Saint-Martin en est encore loin.

Mariah Carey en concert privé au Nikki Beach, un show aquatique sur fond de feu d’artifice dans la piscine du Christopher avec des petites sirènes… Quinze mois après les ravages de l’ouragan Irma, le 6 septembre 2017, Saint-Barthélemy est repassée au vert. Vert comme la végétation à nouveau luxuriante de l’île et, surtout, vert comme le dollar. Car les touristes américains sont de retour, comme Le Monde a été convié à le constater par la collectivité.

« Saint-Barth », comme la surnomment les habitués, a gagné son pari. « Le premier test a été Thanksgiving, le dernier jeudi de novembre. Pour l’ouverture officielle de la saison, nos meilleurs clients sont revenus », se félicite Nils Dufau, vice-président de la collectivité et président du comité du tourisme de Saint-Barthélemy. L’île joue gros avec les Américains. Ils constituent « 60 % à 65 % » de sa clientèle, précise M. Dufau. Pour les financiers de Wall Street ou les fortunes de l’immobilier de Floride, Saint-Barthélemy fait office de proche banlieue chic. Un Neuilly des Caraïbes, à deux heures et demie d’avion de Miami et à peine quatre heures de New York.

Pour le plus grand bonheur de Saint-Barthélemy, les touristes semblent avoir rangé Irma au rayon des souvenirs. « Ils n’ont pas oublié l’ouragan, car ils ne l’ont pas vécu. Ils ont juste “souffert” de n’avoir pas pu venir l’hiver dernier. Et maintenant, ils veulent participer à la relance de l’île », explique Sabine Masseglia, directrice des ventes et du marketing du Guanahani, l’une des plus prestigieuses adresses de l’île. « Les gens n’attendaient que de pouvoir revenir », renchérit Nils Dufau.

Les hôteliers voient l’avenir en rose

Réunie mardi 18 décembre à Gustavia, la « capitale » de Saint-Barthélemy, l’assemblée générale de l’association des hôteliers de l’île voit l’avenir en rose. « C’est une très belle saison qui s’annonce. La tendance est à la hausse par rapport à 2016, il y a plus de réservations jusqu’à la fin de mai qu’il y a deux ans », se réjouit MmeMasseglia. « En temps normal, Saint-Barth accueille chaque année de 170 000 à 180 000 touristes », pointe le vice-président de la collectivité. Pour son retour à la normale, la destination huppée prévoit qu’ils devraient être encore plus nombreux cette saison.

A vrai dire Saint-Barthélemy n’a jamais douté de son avenir. L’élan de ce petit paradis pour riches n’a jamais été brisé. Tout au plus ralenti par l’ouragan. Pourtant, les pointes de vent à plus de 450 kilomètres par heure ont fait d’énormes dégâts matériels et quelques blessés légers. Maisons particulières, magasins, entreprises, villas et grands hôtels ont été soufflés par les bourrasques ou noyés sous les flots. La facture d’Irma est à la hauteur de la violence des éléments : plus de 800 millions d’euros au total, dont « 10 millions d’euros pour la collectivité et plus de 700 millions d’euros pour les particuliers », a calculé M. Dufau.

© Le Monde - publié sur Barnes Saint Barthélemy le 04/01/2019

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